Rachel Scharly

RACHEL SCHARLY


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« La photographie est aussi pour moi un carnet de voyage, un carnet de déambulation urbaine ou d’errance citadine. Je photographie pour montrer des choses que l’on ne voit pas forcément. Je peins des mots, comme un explorateur prend ses notes. Pour ne pas oublier… Ne pas oublier ce voyage urbain et entraîner avec moi les visiteurs de mes photos, ces explorateurs qui le temps de quelques secondes ou quelques minutes déambulent avec moi, entre photographie, sociologie et littérature, et souvent au son d’une musique qui s’appelle le tempo de la ville. » Rachel est photographe et sociologue urbaine. Originaire de La Roque d’Anthéron - elle s’appelle Rachel Brunet - elle est diplômée de l’Université de Provence en Sociologie - Anthropologie. Juste après la fin de ses études, Rachel est partie vivre et travailler à Paris. La pratique du terrain en tant que sociologue urbaine l’a poussée à commencer la photographie. C’était alors un outil tant pour ses analyses sociologiques que pour rendre compte de ses études. On peut se souvenir que la sociologie et la photographie sont nées en Europe durant la même période. La photographie était alors une manière nouvelle de voir les choses pendant que la sociologie est apparue comme une manière contemporaine d’interpréter les phénomènes sociaux. Mais finalement, ces deux nouvelles visions de la société se rejoignent souvent. Quand Rachel a déménagé à New York en 2012, elle a commencé à nourrir une vraie curiosité pour la photographie artistique. Et c’est tout naturellement qu’elle est tombée dans la photographie d’art : en superposant ses images, un langage urbain ainsi que des mots. Rachel vit à Harlem et travaille à Brooklyn où elle est membre du Brooklyn Art Space. Rachel Scharly nourrit sa passion pour l’espace urbain, son environnement et son histoire via une série de projets, dans la ville de New York principalement. Sa démarche artistique est de transformer ses analyses sociologiques en photographie. Son dernier projet tend à rendre compte de l’héritage industriel de la ville de New York dans certains quartiers de Brooklyn et pointe du doigt la gentrification que connaissent ces quartiers avec les effets pervers que cela comprend pour les populations les plus fragiles. Ce projet appelé « Industrial Heritage » est une balade ou une exploration urbaine depuis la ville rêvée qu’est New York jusqu’aux quartiers oubliés puis transformés et régénérés. Rachel travaille principalement en noir et blanc, pour son aspect suspendu dans le temps et intemporel notamment. Tel un langage urbain, un graffiti, elle peint sur ses photos, des mots à l’acrylique. Passionnée de littérature et de musique, les mots choisis peuvent être un écho à un poème, un clin d’œil à un roman ou encore à une chanson. Mais ils sont toujours un écho au temps. Ce temps qui passe et qui transforme les villes…

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